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Jour de course #14 - Championnats du monde Seu

Mis à jour : 16 oct 2019

La saison 2019 vient de s’achever. Une fois de plus on aura vibré, frissonné, pleuré, crié, exulté… au rythme des coups de pagaie de nos champions. Une fois de plus on aura savouré les victoires des uns et regretté les échecs des autres. Ce sport est impitoyable et c’est ce qui le rend si jouissif et plaisant à regarder. À Seu, ils sont des dizaines à être arrivés plein d’ambitions concernant une médaille, un titre, un quota pour Tokyo ou encore une sélection olympique. Seule une poignée quitte la Catalogne avec une médaille autour du cou ou leurs objectifs validés. Néanmoins, ils nous auront tous fait frémir et reviendront encore plus fort d’ici quelques mois pour nous éblouir à nouveau.



L'or brillant, les yeux scintillants


La performance du week end


Cédric Joly

Soyons un peu chauvins pour une fois et saluons la performance de Cédric Joly car elle fait partie de celles qui resteront gravées dans l’histoire du kayak français. 20 après ‘’Manou’’ Brugvin, 10 ans après le grand Tony, 8 ans après la dernière médaille mondiale dans cette catégorie (l’or de D.Gargaud à Bratislava en 2011) et 5 ans après le dernier titre français en slalom dans une catégorie olympique (B.Neveu à Deep Creek en 2014), le jeune céiste brétilien est allé décrocher la première couronne mondiale de sa carrière chez les seniors. Multi médaillé dans les catégories jeunes (double champion du monde junior, vice champion du monde et champion d’Europe U23), Cédric se présentait au départ de ces championnats du monde sans réelles références après une saison 2019 poussive. C’est au moment où on l’attendait le moins que Joly a décidé de frapper un grand coup en écrivant la plus belle page de sa jeune carrière. Le voilà sur le toit du monde et avec, en apparence, une facilité presque déconcertante. Après une qualification bien maîtrisée malgré une pénalité, il prend la cinquième place de la demi-finale toujours avec une petite touche. En finale, le pagayeur français règle enfin la mire, mais sans rétrograder : bien dans le tempo sur tout le bassin espagnol, Cédric parvient à être à la fois agressif et calme, à l’attaque mais précis. A l’arrivée, il prend la première place et lève les bras, il sait qu’il vient de mettre la pression à tous ses concurrents mais doute encore de ses capacités à s’imposer. En effet, il connait la force des céistes qui vont s’élancer derrière lui. Pourtant, aucun ne parviendra à faire tomber le chrono du Français : 90 secondes et 34 centièmes. Une minute trente qui vaut de l’or et qui place Cédric Joly dans le club select des champions du monde.





Le rookie du week end


Andrea Herzog

Avant le début des championnats du monde, Andrea Herzog n’était jamais montée sur un podium international chez les seniors. Pourtant elle avait déjà flirté avec les médailles sur un paquet de compétitions et la championne du monde junior 2017 avait intégré le top 5 en coupe du monde à 4 reprises dont 3 fois en 2019. Née en 1999, la céiste allemande est déjà une habituée du circuit ; pourtant, elle ne figurait pas parmi les favorites pour ces championnats du monde et représentait une menace lointaine pour J.Fox et compagnie. Néanmoins, Herzog ne devait pas voir ça du même oeil et a su courir en patronne sur le bassin espagnol. 6ème de la qualification, elle est ensuite montée en puissance avec une 4ème place lors de la demi-finale malgré 4 secondes de pénalité alors qu’elle était la plus rapide. Lors de la finale, elle réussit à améliorer son temps de demi finale d’une seconde et cette fois ci sans pénalité. Personne ne parviendra à la faire tomber de son trône même Jessica Fox, pourtant plus rapide mais pénalisée de 2 secondes. À 19 ans et 9 mois, Andrea Herzog devient championne du monde chez les canoës dames ! Une performance époustouflante pour la pagayeuse qui lui permet de faire tomber quelques records de précocité. Sur les 30 dernières années, ils sont 2 autres à être devenue champion du monde avant l'âge de 20 ans : Michal Martikan en C1H à Très Coroas en 1997 (18 ans et 4 mois) et Jessica Fox en C1D à Prague en 2013 (19 ans et 3 mois) !


La nation du week-end


L’Espagne

Il paraîtrait que jouer à domicile est un avantage. Si les Français l’avait oublié en 2017 à Pau, les Espagnols l’ont rappelé à tout le monde lors de ce championnat du monde. Dans leur jardin de Seu d’Urgell, ils ont réussi des prouesses qu’on les imagine mal réaliser loin de leurs terres et finissent ces mondiaux avec un bilan historique de 6 médailles. Ils en avaient remporté seulement 3 sur les 8 dernières éditions ! Cette fois ci ils ont démarré fort avec 3 podiums lors des courses par équipe dont le titre pour les K1H. En individuel c’est le céiste Ander Elosegi qui à ouvert le bal avec une belle médaille d’argent. Le lendemain, ses compatriotes kayakistes ont su l’imiter, et même mieux, puisque Joan Crespo et David Llorente ont réalisé un doublé aussi époustouflant qu’inattendu. Derrière l’intouchable Prskavec, ils sont allés chercher les médailles d’argent et de bronze. Les 3 pagayeurs espagnols n’étaient jamais montés sur un podium individuel aux mondiaux seniors jusqu’à maintenant. Portés par leur connaissance approfondie du bassin catalan, ils ont su déjouer les pièges du parcours pour faire lever la foule. Reste à savoir s’ils seront capables d’évoluer au même niveau à Tokyo dans un an ? En tout cas, ils ont montré qu’ils étaient bien présents et qu’il faudra compter sur eux dans la course aux médailles olympiques.


La question de la semaine


Avec combien de médailles au mondiaux Jessica Fox finira-t-elle sa carrière ?

Lors de ces championnats du monde, Jessica Fox a rajouté 3 médailles à son palmarès déjà immense. Une médaille d’or lors de l’épreuve par équipe en canoë dame et surtout 2 médailles d’argent en individuel en C1 et en K1. Même si son bilan est moins bon que celui de l’année dernière ou elle avait remporté les deux titres individuels, cela reste des résultats exceptionnels auxquels elle nous a presque habitués. Banaliser l’exploit, voila le quotidien de Jessica. Avec ses 3 nouvelles breloques, elle porte à 15 son nombre de médailles aux championnats du monde senior : 10 en individuel et 5 par équipe, 10 en or, 3 en argent et 2 en bronze. Sa toute première médaille, en bronze, elle l’avait glané à 16 ans, pour la première participation des C1D aux championnats du monde, en 2010 à Tacen. Elle devra ensuite attendre 3 ans et les mondiaux de Prague avant de remonter sur le podium. Cette fois là, elle repart avec deux titres en C1D (individuel et équipe). Depuis elle finit systématiquement les mondiaux avec au moins deux médailles autour du cou. Le plus incroyable, c’est que, à 25 ans, le meilleur est encore devant elle… Logiquement, elle pourrait pagayer au moins jusqu’au jeux de Los Angeles en 2028 où elle aurait 34 ans et on ne voit aucune raison que son niveau de performance baisse d’ici là. Ce qui lui laisse 6 championnats du monde pour continuer sa moisson et, à ce rythme, elle pourrait terminer sa carrière avec plus 30 médailles mondiales au compteur. Rien ne nous assure qu’elle ne continuera pas plus longtemps ou qu’elle ne s’arrêtera pas avant mais on ne serait pas étonné de la voir se retirer avec le plus beau palmarès de l’histoire de notre sport. Martikan et ses 23 médailles peuvent trembler !




Le fail du week end


Marjorie Delassus

Suite à l’imbroglio de l’obtention des quotas dans deux catégories différentes par un même pagayeur, la fédération française à fait le choix d’imposer une seule catégorie à Lucie Baudu. Un décision difficile à encaisser pour cette dernière mais qui trouve sa logique dans l’objectif suivant : éviter de se retrouver dans une situation où la France doit inscrire une seule et même personne en K1D et C1D, surtout dans la mesure où Lucie Baudu est la seule à doubler à haut-niveau. Ce point réglementaire compliqué à comprendre a forcé la France à prendre une décision radicale, logique mais quelque peu tardive : le remplacement de Lucie par Marjorie Delassus en kayak. Pour son premier championnat du monde senior, cette dernière arrivait donc sans repère et avec pas mal de pression sur ses épaules. Une tâche loin d’être facile pour la Paloise qui débarquait en fin de saison dans le collectif France. Lors de la première manche de qualification, elle avait largement la vitesse pour intégrer la demi-finale mais 6 secondes de pénalité l’ont condamnée à passer par la seconde manche. Lors de cette seconde manche, elle commet à nouveau des pénalités mais surtout, un événement inattendu va compliquer sa fin de course. Dans la porte 20, qu’elle passe en inversion, elle casse sa pagaie et voit ses espoirs de qualification s’envoler. Toutefois, la pagayeuse montre sa polyvalence en terminant la course avec une seule pale, et plutôt bien soit dit en passant. Peut être voulait elle montrer qu’elle aurait préféré courir en canoë.


La stat' du week-end

9

Les canoës hommes slovaques sont ils imbattables ? Une fois de plus ils se sont imposés lors de la course par équipe, en ouverture de ces championnats du monde. Pour eux, course par équipe rime avec victoire et médaille d’or. Ils sont tout simplement invaincus depuis plus de 10 ans puisque la dernière victoire d’une autre nation dans cette épreuve remonte à 2007 lors des mondiaux de Foz De Iguazu au Brésil. Pour la petite histoire, c’était la France de Labarelle, Peschier et Estanguet qui s’était imposée avant de céder la place aux Slovaques pour un règne qui commence à durer et à devenir historique. Depuis ils se sont imposés 9 fois, en 2009, 2010, 2011, 2013, 2014, 2015, 2017, 2018 et donc 2019. Une performance qui force le respect et l’admiration pour les 3 céistes qui composent exclusivement l’équipe sur ces 10 dernières années. Michal Martikan, Matej Benus et Alexander Slafkovsky courent ensemble depuis 10 ans et ont su faire fructifier cette stabilité exceptionnelle. Une fois de plus, ils ont dégagé une force collective et une maîtrise quasi-parfaite qui leur permet de reléguer leurs plus proches adversaires, la surprenante équipe russe, à plus de 3 secondes. Un joli matelas qui permet aux 3 céistes de s’offrir un 9ème sacre consécutif et surtout de rêver de la « décima » en 2021 dans leur fief slovaque puisque les mondiaux auront lieu a Bratislava. Le rendez vous est pris…


Le geste technique du week end


Jiri Prskavec

Jiri Prskavec est allé chercher une nouvelle couronne mondiale après sa victoire à Lee Valley en 2015. À 26 ans, le Tchèque est déjà double champion du monde et, cerise sur le gâteau, il vient de récupérer le dossard de numéro un mondial. Il parait que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures. Le pagayeur tchèque n’a pas fait mentir le dicton puisqu’il a su s’appuyer sur sa recette habituelle pour terrasser la concurrence. Des trajectoires tendues et des stops engagés, le tout avec très peu de déchet. Une fois de plus, il a réussi à surprendre un public pourtant habitué à ses coup d’éclat. Cette fois ci, ce fut sous la passerelle, dans l’enchaînement des portes 12-13-14 où la plupart des pagayeurs utilisaient le puissant mouvement d’eau pour se faire porter jusqu’au stop. Une autre option était elle possible ? Oui, celle de Jiri, qui n’a pas le temps de s’embarrasser avec des trajectoires trop longues. Sa méthode est simple : couper la trajectoire entre la descente sous la passerelle et le stop à droite pour faire le moins de distance possible. Qu’importe si cela peut paraitre en opposition par rapport aux mouvements d’eau, ce choix stratégique et cette prouesse technique lui permettent de prendre plus d’une seconde sur Joan Crespo 3ème et même quelques dixièmes sur David Llorente, 2ème et pourtant plus rapide que lui sur l’ensemble de la manche.





Le point bleu


L’arbre qui cache la forêt. Voilà comment on pourrait qualifier le titre de Cedric Joly, la France n’a pas eu grand chose à se mettre sous la dent et repart avec un maigre bilan mais tout de même meilleur que sur les deux dernières éditions. Les C1H ont notamment su élever leur niveau de performance au bon moment et Gargaud et Thomas ont intégré la finale au même titre que Joly. Ils terminent respectivement 5ème et 8ème et dressent un beau bilan d’ensemble pour cette catégorie. Chez leurs homologues féminines cela a été beaucoup plus compliqué. On attendait L.Baudu et C.Jacquet, toutes deux en lice pour une sélection olympique ; elles n’ont pas su déjouer le piège des qualifications et n’ont pas réussi à intégrer la demi-finale. La 17ème place de L.Prioux reste la meilleure performance française mais n’assure même pas à 100% un quota pour Tokyo. En kayak, M.Z.Lafont avait placé la barre haut en remportant les qualifications mais n’a pas su naviguer avec la même maîtrise en demi et termine 29ème à cause de 54 secondes de pénalité. Quant à Camille Prigent, elle termine à une solide 12ème place mais manque la finale pour une petite seconde. Idem pour Quentin Burgi, 11ème à 2’’28 du 1er et à seulement 2 dixièmes de la finale. Mathurin Madoré (36ème), qui a terminé dans les mêmes temps que Quentin a finalement écopé de 50 secondes de pénalité pour une trajectoire trop courte dans la porte 12. Pour finir, Boris Neveu, pourtant en position de force au départ des mondiaux avec des bons résultats en coupe du monde, n’a jamais vraiment réussi à exprimer son meilleur niveau de navigation sur ce mondial et termine à la 29ème place.


La douche froide du week end


Joe Clarke

Le championnat du monde de Seu d’Urgell était la 3ème et ultime étape de sélection olympique pour la délégation britannique. Suite aux courses de sélection nationale et à la coupe du monde de Lee Valley, certains athlètes se présentaient en position de force pour décrocher un strapontin dans l’avion pour Tokyo. C’était le cas de Joe Clarke qui s’était imposé par deux fois lors des « piges » nationales et lors de la coupe du monde à Londres. Au delà de ces résultats, on ne voyait pas vraiment ce qui pouvait se placer entre lui et une nouvelle participation aux jeux après son sacre à Rio en 2016. Si à l’époque, il était encore un outsider chez les K1H, il fait aujourd’hui partie des patrons de la discipline et d’un cercle refermé de 2 ou 3 pagayeurs capable de s’imposer n’importe où, n’importe quand et avec plusieurs secondes d’avance. En Catalogne, il s’élançait d’ailleurs avec le dossard 1, symbole de sa suprématie sur le classement mondial. Pourtant rien n’était joué, car des points bonus étaient attribués aux pagayeurs anglo-saxons qui finirait dans le top 5. C’est le moment qu’à choisi le numéro 2, Bradley Forbes Cryan pour sortir du bois et prendre la 4ème place de la finale, 79 centièmes devant… Joe Clarke ! Les 4 secondes de pénalité récoltées par ce dernier seront fatales et risquent de priver le public japonais de J.Clarke en 2020. En attendant la publication officielle du board british, c’est bel et bien BFC qui tient la corde et qui devrait découvrir la capitale nippone dans un an…





La déclaration du week end


Eva Tercelj

« L’année dernière, cela a été une expérience très difficile pour moi mais je pense que j’ai beaucoup appris. J’ai démarré la saison avec le bon état d’esprit et cela montre que cela vaut toujours la peine de se battre »

L’an dernier Eva Tercelj, n’était pas parvenue à intégrer la demi-finale lors des championnats du monde de Rio. A l’époque, ce fut une grosse surprise pour une pagayeuse qu’on s’attendait à voir se mêler à la course au podium. Une expérience douloureuse mais dont la Slovène s’est servie pour revenir encore plus fort. Régulière et rapide durant toute cette saison 2019, elle a fait encore mieux à Seu en devenant championne du monde, un an tout juste après être resté bloquée à l’étape des qualifications. Une sacrée performance mais surtout une belle leçon de résilience.


La photo du week end



Cette médaille de bronze que vous voyez autour du cou de Luuka Jones est historique ! Pourquoi ? C’est tout simplement la première médaille décrochée par son pays, la Nouvelle-Zélande, dans un championnat du monde senior. Déjà médaillée en K1 aux jeux olympiques à Rio en 2016 et victorieuse en coupe du monde à Bratislava cette année, la Néo-Zélandaise est en train d’exploser sur le circuit mondial. Sur les championnats du monde, où la densité est encore plus importante, la pagayeuse avait fort à faire face au gratin mondial. Ses débuts ont d’ailleurs été mouvementés puisqu’elle a du passer par la seconde manche de qualification. Après sa 5ème place en demi-finale, elle a su accélérer pour décrocher une magnifique médaille de bronze à seulement une demi-seconde de E.Tercelj et à 6 petits centièmes de J.Fox. Également compétitrice en canoë, elle a intégré la finale dans cette catégorie également. Et si sa 8ème place finale a du la décevoir, elle pourra se consoler en se disant qu’elle est la seule avec Jess’ et Ana Satila à avoir réalisé cette prouesse.


Et sinon...


- On attendait Corinna Kunhle voire Viktoria Wolfhart, c’est finalement Nadine Weratschnig qui s’est distinguée parmi les Autrichiennes. 3ème des mondiaux, elle confirme qu’elle aime tout particulièrement ce bassin puisque ces deux dernières médailles chez les seniors avaient déjà été acquises sur le bassin catalan, lors des coupes du monde 2017 et 2018.


- Quelle année pour Luka Bozic : le Slovène aura été, et de loin, le céiste le plus régulier sur l’année 2019. 2ème du classement coupe du monde pour 2 petits points derrière Matej Benus avec 3 podiums en 5 coupes du monde, il s’est encore montré au niveau lors des mondiaux. Plus rapide pagayeur de la finale, ses 2 secondes de pénalité le privent du titre mais il décroche tout de même un belle médaille de bronze, sa première à ce niveau.


- Quel drôle de championnat du monde pour les C1H allemands. Sideris Tasiadis et Franz Anton, numéro 1 et 3 mondial, tous deux vainqueurs en coupe du monde cette année, figuraient parmi les favoris de la compétition et devaient se disputer la qualification olympique. Après l’élimination surprise de Tasiadis durant les qualifications, Anton avait un boulevard devant lui. Sauf qu’avec sa 19ème place, il n’obtient pas le quota pour sa nation dans cette catégorie. Résultat, ils vont devoir batailler avec les Italiens et les Russes notamment, pour décrocher le dernier quota qualificatif lors des championnats d’Europe 2020 pour espérer voir Tokyo.


- En clamant haut et fort vouloir sélectionner des athlètes un an à l’avance, la France ne s’est elle pas tiré une balle dans le pied puisqu’en conclusion, aucun athlète n’est parvenu à rester en dessous de cette fameuse barre des 15 points. Le plus proche restant Martin Thomas et ses 26 points. De quoi se demander si le mode de sélection olympique était vraiment adapté au niveau actuel de l’équipe de France… Sur les 3 dernières saisons non olympiques 2015, 2017, 2018, seul un athlète sur 36 (12 athlètes par saison multiplié par 3 saisons) a réalisé moins de 15 points (Boris Neveu en 2015 avec 14 points). Vous avez dit « utopie » ?


- Décidément Evy Leibfarth n’en finit plus de nous surprendre. Pour sa première année sur le circuit international, elle a pris part à 5 finales de coupe du monde et remporté sa première médaille sur le circuit senior (bronze en C1 à Tacen). 21ème en kayak à Seu, elle est passée à deux doigts de réaliser un énorme coup en canoë en prenant la 4ème place de la finale. On a déjà hâte de la retrouver l’année prochaine


- Vous rappelez vous de notre article « Les bonnes questions de la saison 2019 » ? Non ? Sans fanfaronner, on avait noté l’immortalité des C1H slovaques, annoncé l’éclosion d’Andrea Herzog et de David Llorente, et prédit la première médaille néo-zélandaise des mondiaux. Bon, on avait dit pas mal de conneries aussi et notamment questionné le niveau de performance de Jiri Prskavec. Lol.


- Quelle ferveur pour les athlètes tricolores ! Un sacré paquet de supporters français avait fait le déplacement en Espagne. On aurait même pu se demander s'ils n'étaient pas plus nombreux que les espagnols eux mêmes. Ça fait chaud au coeur...