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Jour de course #13 - Finale de la coupe du Monde Prague

Mis à jour : mars 12

Quel week end à Prague ! Dans une ambiance de feu malgré une météo changeante, les pagayeurs nous ont réservé des performances de haute volée. Jessica Fox, Jiri Prskavec et Matej Benus ont su s’imposer dans ce contexte ultra compétitif en muselant la concurrence. On sent que la fin de saison approche et que la préparation des athlètes porte ses fruits. Le potentiel technique et physique entrevu présage de luttes endiablées pour les titres mondiaux à Seu dans 2 semaines. On fait le point sur tout cela mais aussi sur les différentes sélections olympiques en cours et les surprises inattendues de ce week end de compétition.




La performance féminine du week end


Jessica Fox

C’est LA course après laquelle elle courait depuis le début de saison. Entre contre-performances et finales en demi-teinte, l’Australienne cherchait une course de référence en 2019. Débarrassée de sa grande rivale Ricarda Funk, qui a fait l’impasse sur cette étape, elle était bien remontée au départ de la première finale de son week end en kayak. Dans une ambiance survoltée, Jess’ a survolé les débats. Impressionnante de haut en bas, elle a maîtrisé à la perfection tous les enchainements techniques. Navigation aérienne, traces courtes, stops engagés, relances, … Jessica a sorti tout son arsenal et nous à montré l’étendue de son répertoire. Sur la ligne d’arrivée, elle s’impose avec quasiment 3 secondes d’avance sur la Brésilienne Ana Satila, déjà auteure d’une manche remarquable. Voilà ce à quoi la Franco-Australienne nous avait habitués depuis plusieurs années et elle prouve une nouvelle fois qu’elle en a encore sous le coude. Dès le lendemain elle ira chercher un nouveau succès en C1D mais cette fois ci avec une marge infime (- 0’’04 !) sur Kimberley Woods, sa dauphine. Qu’importe, c’est suffisant pour remporter une nouvelle fois le classement général de la coupe du monde, aussi bien en K1 qu’en C1. Pas si mal pour une saison en demi-teinte… C’est ça qui est fou avec Jessica Fox, elle nous a tellement habitués au surnaturel, que même l’incroyable parait banal. Hallucinant.




La performance masculine du week end


Jiri Prskavec

Lui aussi courait après une victoire : 3 ans qu’il ne s’était pas imposé sur le circuit mondial. Cette anomalie est donc réparée et on se demande comment il aurait pu en être autrement à Prague. Facile lors des qualifications, le Tchèque a ensuite volé sur l’eau lors de la demi-finale et s’est même offert le luxe de dérouler entre la dernière porte et la ligne d’arrivée. Il fallait alors voir l’atmosphère qui régnait au bassin juste avant qu’il ne s’élance en finale. Deux speakers chauds bouillants, un public totalement acquis à sa cause, et une ambiance à la hauteur d’une étape du tour de France : tous les ingrédients étaient en place pour le petit prince Tchèque. Il ne s’est pas démonté et il a même fait mieux que ça. Fidèle à lui même, il a réalisé des prouesses dont lui seul est capable comme lors de son passage en avant dans le terrible décalé des portes 5 à 12. A l’arrivée le chrono fait mal, très mal : 2’’53 d’avance sur Vit Prindis, pourtant impressionnant lors de sa manche. Également vainqueur du classement coupe du monde, la plus grande victoire de ce jeune prodige est peut être la suivante : il semble évoluer un cran au dessus de la concurrence et lorsqu’il navigue à ce niveau là, ses concurrents savent qu’ils doivent effectuer une manche quasi parfaite pour le concurrencer. Un avantage psychologique indéniable dans cette catégorie impitoyable et si concurrentielle…




Le rookie du week end


Eliska Mintalova

Quelle année pour la jeune Slovaque ! A tout juste 20 ans, elle réalise une saison assez époustouflante. Dès l’entame de ce cru 2019, elle avait impressionné son monde en terminant 6ème aux championnats d’Europe senior et 6ème de la coupe du monde 1 à Londres. Ce week-end, elle nous a encore démontré à quel point elle a progressé depuis quelques mois. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne fait pas les choses à moitié et sa navigation est totalement décomplexée. A l’attaque tout au long de ses manches, elle fait preuve d’une grande pugnacité et les erreurs techniques encore présentes sont compensées par une énergie impressionnante. A Prague, elle est montée en puissance au fil de la compétition : 20 ème de la Q1 à cause de 6 secondes de pénalité, elle a redressé la barre en demi-finale. Elle intègre ainsi la finale grâce à une manche solide qui la classe à la 6ème place. Pour sa dernière manche de la compétition, il n’y a plus de calcul à faire et Mintalova l’a bien compris. Elle lâche les chevaux et cela s’avère payant puisqu’elle réalise le meilleur temps de la journée au moment où elle franchit la ligne. On pense alors que la Slovaque va pouvoir monter sur son premier podium chez les senior… c’était sans compter sur le talent de Tercelj, Satila et Fox. Elle termine néanmoins à une très belle 4ème place d’une finale très disputée. Cela doit lui donner quelques idées pour les mondiaux dans quelques semaines.


La question de la semaine


Qui sont les favoris du mondial 2019 ?

Plus qu’une course en 2019 et pas des moindres : les championnats du monde senior. A un an des jeux olympiques, ces derniers sont d’une importance cruciale. Marquer son territoire à quelques mois de Tokyo, décrocher sa sélection face à ses adversaires du même pays ou tout simplement décrocher un quota olympique pour les nations moins « prestigieuses ». Les enjeux seront divers mais il y aura bien de la lutte à tous les étages. Comme d’habitude, les projecteurs seront braqués sur le haut des catégories et sur celles et ceux capables d’aller conquérir un titre mondial. Mais qui sont ils ?

En kayak dame, cela pourrait bien se résumer à un mano a mano entre Ricarda Funk et Jessica Fox tant les deux reines de la discipline semblent dominer la discipline. Si elles évoluent à leur meilleur niveau, il sera difficile d’aller les déloger des 2 premières places. Néanmoins Maialen Chourraut, championne olympique en titre et qui connait le bassin de Seu comme sa poche, ou Mallory Franklin, médaillée d’argent l’an dernier et vainqueure à Londres en juin, auront leur mot à dire. Sans oublier Stefanie Horn et Corinna Kuhnle, toutes deux très en forme cette année.

Chez les C1D, Jessica Fox est également la grande favorite une fois de plus et on a du mal à imaginer qui pourrait l’empêcher de briguer une 5ème couronne dans la discipline. Mallory Franklin parait être sa concurrente la plus redoutable même s’il faudra aussi se méfier de la locale Nuria Villarubla et des régulières Woods et Fiserova…

La catégorie C1H est peut être la plus difficile à pronostiquer avec une dizaine de pagayeurs aussi talentueux que réguliers. De plus, certaines nations ont réellement fait de cette catégorie leur chasse gardée : Qui de la Slovaquie (Benus, Slafkovsky, Martikan), l’Allemagne (Tasiadis, Anton), la Slovénie (Savskek, Bozic) ou encore l’Angleterre (Burgess, Westley) ramènera le titre à la maison ? Il est compliqué de sortir un de ces pagayeurs du lot tant chacun a des qualités différentes à faire valoir. Cela promet une belle bataille.

Quant aux kayaks hommes, il est évident que Prskavec arrive aux mondiaux avec une pancarte favori dans son dos après ses récentes performances. Derrière lui, le plus rapide est peut être le Britannique Joe Clarke mais ce dernier, bien que de plus en plus régulier, ne constitue pas une assurance tout risque. Peter Kauzer et Boris Neveu, premier et deuxième des championnats du monde à Seu il y a tout juste 10 ans sont encore bien présents et toujours aussi performants. Souvent rapides sur ce bassin, ils sont capables de faire parler l’expérience pour s’imposer à nouveau. Il ne faut pas non plus oublier Hannes Aigner, champion du monde en titre, l’intenable tchèque Vit Prindis ou encore l’italien Giovanni De Gennaro qui viendront à coup sur se mêler à la course au titre !


Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. (Photo Balint Vekassy ICF)


Le fail du week end


Mathieu Doby

Mathieu Doby court cette saison après une nouvelle sélection olympique pour la Belgique. Même s’il n’est pas parvenu à passer en demi-finale à Prague, tout se jouera à Seu lors des mondiaux pour décrocher un quota olympique. Au moins il aura fait le spectacle dans la capitale tchèque. Notamment en Q2, sur le bas de sa manche, en percutant par deux fois les bords de la rivière. Une première fois légèrement à l’approche du stop 23. Un avertissement qui lui coûte déjà quelques précieux dixièmes. Soucieux de combler ce déficit dans le sprint final, Mathieu donne tout ce qu’il a, baisse la tête, se met dans le rouge et abandonne toute lucidité… au point de venir percuter de plein fouet le mur situé au niveau de la ligne d’arrivée. Cette fois ci, le choc est plus violent et a dû bien remettre en place les idées du vétéran belge.





La stat' du week-end


23,71

C’est la moyenne d’âge du top 7 chez les kayaks dames lors de cette coupe du monde. Hormis Eva Tercelj, 27 ans et 3ème de la compétition, aucune des 6 autres (Fox, Satila, Mintalova, Woods, Franklin, Hilgertova) ne dépasse les 25 ans. Une moyenne d’âge très jeune qui contraste avec les autres catégories. Chez les canoës dames, la moyenne est similaire mais cela est bien moins surprenant puisque la catégorie est encore très jeune. Mais si l’on s’intéresse au côté masculin, les moyennes des tops 7 en kayak et en canoë sont respectivement de 30,57 et de 30,71. Plus ou moins, 7 ans d’écart donc entre ces catégories et les kayakistes féminines. Si cette tendance n’est pas surprenante, elle semble s’accentuer de plus en plus. Les jeunes ont réellement pris le pouvoir lors de ce week end en K1D et les plus anciennes comme Kuhnle, Kudejova, Horn ou encore Jones sont restés bien impuissantes face à la fougue de la jeunesse. Inversement, dans les catégories masculines, l’expérience semble compter de plus en plus. Cette moyenne d’âge supérieure à 30 ans parmi les leaders de la catégorie est loin d’être inhabituelle et il est difficile pour les pagayeurs de moins de 25 ans de se faire une place.

Pour résumer, une kayakiste du top 7 à Prague est donc née en moyenne en janvier 1996 alors que chez les C1H la date serait janvier 1989 et mars 1989 chez les K1H.



Crochet du droit, roulette et tête plongeante, "Bobo" nous a sorti la panoplie complète du joueur de foot qu'il a toujours rêvé d'être ! En prise avec un ballon lors du 1er tiers de sa demi-finale, le pyrénéen as offert au public tchèque un vrai numéro d'otarie sans perdre en efficacité dans sa navigation. Imperturbable !


Le point bleu


Rappel du mode de sélection olympique ici —> https://www.ffck.org/wp-content/uploads/2019/06/Règles-de-sélections-Olympiques-2019-2020.-validées-FFCK-12062019-OK.pdf


K1H

Rien ne peut l’arrêter ! Boris Neveu est de nouveau sur le podium. 3 finales de coupe du monde consécutives pour lui et une deuxième médaille de bronze après celle obtenue fin juin à Bratislava. Deux compétitions comptant dans le mode de sélection olympique. Le patron français s’est donc mis dans les meilleurs dispositions à 2 semaines des championnats du monde pour enfin décrocher le ticket olympique qui lui a échappé toute sa carrière. Au delà de cet excellent bilan comptable, c’est la manière qui incite à l’optimisme : la sérénité qu’il dégage sur l’eau et la solidité dont il fait preuve seront ses plus fidèles atouts quand il faudra garder son sang froid à Seu D’Urgell. Car malgré ces résultats il devra figurer dans le top 9 aux Mondiaux tout en étant le meilleur français sur la compétition s’il veut définitivement valider son billet vers Tokyo. A ce petit jeu, Quentin Burgi et Mathurin Madoré ont encore leur mot à dire. S’ils n’ont pas su tirer leur épingle du jeu ce week-end, ils auront à coeur de finir la saison 2019 de la meilleure des façons et de venir titiller le leader Français. La vitesse de ces 2 bateaux et la capacité qu’ils ont eu à sortir des grosses performances sur le bassin espagnol lors des sélections pourrait leur permettre de créer la surprise même si Boris est plus que jamais le favori.


C1D

Au diable les sceptiques qui critiquaient le niveau des canoës dames en France. Voilà bien la catégorie la plus disputée dans la lutte française pour décrocher le précieux sésame olympique. Lucie Baudu a encore fait un beau week end en allant chercher une 4ème place qui la replace dans son duel à distance avec Claire Jacquet. Tout devrait se jouer lors des championnats du monde puisque Lucie (4ème à Londres et Prague) et Claire (1ère à Bratislava et 7ème à Londres) se rendent coup pour coup depuis le début de la saison.

En tout cas cela fait plaisir de voir 2 pagayeuses se tirer vers le haut dans cette course effrénée vers Tokyo. Difficile de pronostiquer qui est la mieux placée et elles devront dans tous les cas réussir à intégrer la finale aux mondiaux pour régler les débats. Le suspense devrait donc durer jusqu’au bout et s’annonce épique et palpitant. Lucie Prioux, 16ème à Prague, devrait jouer les arbitres de luxe entre les deux filles. Elle aura à coeur de faire un gros coup à Seu d’Urgell après une saison difficile.


C1H

Denis Gargaud reprend petit à petit des couleurs sur cette fin de saison. Solide en demi-finale, il n’aura toutefois pas réussi à accélérer lors de la finale et termine à la 8ème place de la compétition. Martin Thomas, lui, a échoué à une terrible 11ème place mais reste le Français le plus régulier sur cette saison après sa 7ème place à Londres. Pour Cédric Joly, il aura encore manqué de précision malgré une vitesse de déplacement intéressante. Ainsi, aucun des 3 céistes français ne pourra remplir les conditions de sélection olympique. Triste pour une catégorie où la France a souvent dominé les débats… Deux scénarios sont encore possibles : si un des trois fait une grosse performance lors des mondiaux et se détache de la concurrence, il pourrait voir son billet pour Tokyo validé par le staff des équipes de France. Sinon cette catégorie aura a priori droit à des nouvelles sélections en avril prochain.


K1D

Comme chez les C1H, aucune des K1D ne pourra remplir les conditions de pré-sélection olympique. Marie-Zélia Lafont, 16ème ce week end, n’a pas pu s’appuyer sur sa 4ème place de Bratislava pour reproduire pareille performance. Camille Prigent 21ème, a payé une erreur en début de parcours et n’a donc pas réussi à intégrer la finale. C’est finalement Lucie Baudu, 12ème à Prague avec 2 secondes de pénalité qui la privent de finale, qui réalise la meilleure performance française de la catégorie. Mais son cas est un peu particulier puisqu’elle ne devrait pas s’aligner dans cette catégorie durant les championnats du Monde. En effet, les règles de la fédération internationale stipulent que si une même personne décroche 2 quotas (comme Lucie pourrait possiblement le faire en C1D et K1D), la nation de cette personne doit ensuite inscrire une seule et même personne dans ces 2 catégories lors des jeux (même s’il ne s’agit pas de Lucie Baudu dans le cas présent). La France, ne souhaitant pas se tirer une balle dans le pied, et voulant éviter un scénario catastrophe où Claire Jacquet devrait s’aligner en K1 ou Marie Zélia Lafont en C1, le choix a été radical. Ainsi, Lucie doit choisir dans les prochains jours dans quelle catégorie elle s’alignera lors des championnats du monde (la place vacante étant laissée à la jeune Marjorie Delassus). Vu ses performances récentes en C1, on ne doute pas que la balance penchera de ce côté. Ce qui laisse toutefois un gros point d’interrogation sur les sélections olympiques chez les kayaks dames…


Le geste technique du week end


Bradley Forbes Cryan

Il s’est passé beaucoup de choses dans ce fameux décalé du début de parcours (portes 5 à 12) et nombreux sont ceux à y avoir laissé quelques plumes. La plupart des pagayeurs ont fait le choix d’effectuer une inversion dans la porte 10 et seul Jiri Prskavec est passé en avant dans toutes ses portes. Cependant un autre kayakiste à tenté de créer la différence dans ces décalés grâce à une méthode peu commune : un bac arrière, et un vrai, pas seulement un petit recalage arrière comme il en existe beaucoup dans le slalom actuel. Second à l’arrivée de sa manche, il écopera de 50 secondes de pénalité suite au jugement vidéo de la porte 14. ‘’Riding with Panache''




La déclaration


Matej Benus


« Gagner est toujours difficile, c’est pourquoi je suis vraiment heureux d’avoir remporté celle ci. Cette victoire est également importante pour moi, car Alexander Slafkovsky a gagné la coupe du monde précédente. C’était donc important pour moi d’engranger un maximum de points grâce à cette course. C’est très difficile car un seul de nous ira aux Jeux Olympiques alors que nous sommes 3 Slovaques dans le top 5 mondial. Donc c’était très important de faire une bonne finale et d’être solide mentalement. »


(Au micro de Planet Canoe, suite à sa victoire chez les C1H)


Une semaine après la victoire de Slafkovsky, Matej Benus rebat les cartes en remportant cette deuxième course de sélection slovaque. Que la lutte est âpre entre ces 3 là puisqu’au delà des deux précédemment cités, il ne faut pas oublier l’immortel Michal Martikan, 5ème à Prague après sa 4ème place à Leipzig. Quel niveau impressionnant dans cette lutte nationale et quelle tristesse de savoir déjà que deux de ces 3 monuments du canoë slalom resteront sur la touche.


La photo du week end


Vavrinec Hradilek a connu un week end mitigé dans son fief de Troja. Lui qui sait enflammer la foule mieux que personne, surtout ici, est passé par toutes les émotions durant la compétition. Vainqueur de la qualification et suffisamment solide lors de la demi-finale, « Vavra » a régalé les spectateurs lors de la finale en allant claquer un excellent temps qui l’aurait placé à la 2ème place finale. Malheureusement pour lui, il a écopé de 50 secondes de pénalité pour un passage très limite sur le stop 19. Ecoeuré, il a tenté de se consoler avec le slalom Xtrem, une épreuve qu’il affectionne, à la différence de nombreux autres slalomeurs. Après s’être frayé un chemin à travers tout les tours de qualification, il est sorti de la route dès le début de la finale et termine à une terrible 4ème place.




Et sinon...


- 289 à 287 : ce sont donc 2 petits points qui séparent Matej Benus vainqueur du classement général coupe du monde de son dauphin Slovène Luka Bozic.


- Joli week end pour Kimberley Woods, 2ème en canoë à 0’04 de Jessica Fox et 5ème en K1. La lutte avec Mallory Franklin s’annonce plus serrée que prévu !


- Comme le week end dernier, il y avait 3 Tchèques en finale K1H et 3 Slovaques en finale C1H. Il y a des choses qui ne changent pas…


- Première finale en coupe du monde et première médaille pour le Russe Kiril Setkin. C’est assez rare pour le souligner et il s’agit d’un véritable exploit quand on voit tout l’escadron de la discipline présent en finale. Après sa 4ème place aux championnats d’Europe, le céiste de 26 ans semble capable de grimper dans la hiérarchie mondiale.


- Adam Burgess a marqué des gros points dans la sélection olympique anglaise. 6ème ce week end et seul Britannique en finale, cela lui permet de mettre à distance Ryan Westley et David Florence. Ces deux derniers n’ont plus le choix : ils devront faire une grosse performance à Seu d’Urgell pour avoir une chance de voir Tokyo.


- Tereza Fiserova est la seule athlète à figurer sur un podium du classement général sans avoir participé à toutes les courses. Malgré son absence à l’étape 3 de Tacen, sa 2ème place à Leipzig et surtout sa 3ème lors de la finale ce week end lui permettent de monter sur la 3ème marche du classement général juste derrière Ana Satila.


- 9ème à l’issue du week end, le céiste Kazper Sztuba a réalisé sa première finale en coupe du monde. Jolie performance pour le Polonais de 20 ans, champion du monde junior en 2017.


- 3 centièmes : c’est l’écart entre les places 9 et 12 de la demi finale kayak homme ce week end. Michel Pasiut a pris la 9ème place en 96.31, Dariusz Popiela la 10ème en 96.32, Callum Gilbert la 11ème en 96.33 et Pedro Goncalves la 12ème en 96.34 ! Ce sport est impitoyable…


- Si Evy Leibfarth avait fait des débuts triomphants pour ces débuts en coupe du monde, elle est (un tout petit peu) rentrée dans le rang sur les deux dernières coupes du monde avec seulement une 10ème place en canoë ce week end. Néanmoins, pour sa première saison internationale, l’Américaine de 15ans affiche un bilan comptable époustouflant avec déjà 5 finales, une médaille de bronze à Tacen et une 6ème place au classement général de la coupe du monde en C1.

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