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Focus sur les sélections junior

Tout le monde a les yeux rivés sur l’élite du slalom français à la veille du début des sélections, pour savoir qui composera l’équipe de France lors des championnats d’Europe à Pau et des championnats du monde à Seu d’Urgell. Dans l’ombre de toute cette agitation, d’autres compétiteurs avancent plus masqués mais avec autant voire plus de pression que leurs ainés : les sportifs de moins de 18 ans, qui joueront également leurs sélections lors des compétitions des prochains jours. Au nombre de 30, ils sont l’élite des catégories jeunes et représentent le futur du canoë et du kayak slalom français. Mais pour suivre cette voie, un premier obstacle se dresse face a eux : les sélections juniors ! Qui sont ceux qui iront défendre les couleurs de la France lors des championnats du monde à Liptovsky Mikulas (du 4 au 7 juillet) et lors des championnats d’Europe à Cracovie (du 16 au 21 juillet) ? Tour d’horizon…




Kayak dame


LA FAVORITE


Emma Vuitton (Muret Olympique CK)

A seulement 15 ans, Emma s’affirme déjà comme la leader de cette catégorie. 7ème des championnats du monde junior à Ivrea l’an dernier, elle semble avoir les qualités nécessaires pour viser des médailles internationales dès cette année. Mais avant cela il faudra passer par l’étape incontournable des sélections. Auteure d’une belle 4ème place à la N1 de Cergy, rien ne semble pouvoir arrêter la progression de la championne de France cadette. Sa passion, son énergie et sa maturité sont des armes redoutables. À elle d’en tirer le meilleur profit.


LA MEUTE DE POURSUIVANTES


Eva Pietracha (Vinon su Verdon CK)

Avec Emma, c’est la seule à avoir réalisé une telle performance cette année : intégrer une finale en N1. C’était à Cergy en Mars et elle avait alors pris la 10ème place après une très belle manche de qualification. Originaire de Vinon-Sur-Verdon, elle a rejoint le pôle espoir de Pau et fait partie de l’armada de filles qui s’y entraîne. 3ème des championnats de France cadets en 2017, Eva peut également compter sur l’expérience de l’an passé puisqu’elle avait déjà couru les sélections de l’an dernier sur les mêmes bassins de Seu d’Urgell et de Pau.


Doriane Delassus (Pau CK Club Universitaire)

Après Marjorie, Natacha et Anatole, voici la petite dernière de la talentueuse famille Delassus. Après sa sélection en canoë de l’an dernier, elle tentera cette année d’intégrer l’équipe de France aussi bien en C1 qu’en K1. Si elle a moins de marge qu’en canoë, elle est tout a fait capable d’aller chercher cette double sélection. Il faudra batailler avec son petit gabarit contre les parcours souvent relevés des courses françaises. La vice-championne de France cadette de la catégorie s’élancera pour la 3ème fois dans les piges après 2017 et 2018 !


Laurène Roisin (CK Toulousain)

Tout comme Doriane, Laurène est issu d’une famille de kayakistes dont le nom ne vous est surement pas inconnu. Chez Les Roisin, entre Jacques le père et Lucas et Théo ses deux frères, ils ont tous défendu les couleurs bleu-blanc-rouge durant leurs carrières sportive ou d’entraineur. Déjà sélectionnée en canoë l’an passé, elle souhaite également figurer en haut du tableau chez les kayaks en 2019. Elle a d’ailleurs réalisé des prestations convaincantes lors des premières courses nationales en prenant trois fois la 15ème place finale. Si ce n’est pas sa discipline de prédilection, cette régularité pourrait lui permettre d’accrocher le précieux sésame.


Charline Berger Martin (CK Club Poitevin)

Et une junior de plus qui s’entraîne au pole espoir de Pau et qui va doubler 2 catégories lors de ces piges. Victor Lamy, entraineur de cette structure fédérale, peut compter sur une belle armada aux départ de ces sélections, et encore plus particulièrement dans les catégories féminines. Si Charline paraît un peu en retrait des leaders, elle pourrait très bien tirer son épingle du jeu si la porte s’ouvre devant. Comme nombre de ses concurrentes directes, la championne de France cadette 2017 devra réussir à bien gérer l’enchaînement des différentes manches dans les 2 catégories.


Solène Grenier (CK Lyon Oullins La Mulatière)

8ème au classement numérique national, Solène s’est sélectionnée pour les piges grâce à sa 3ème place sur la course nationale 2 de Tours. Seulement junior première année, la Lyonnaise a fait le choix d’aller s’entraîner à Oyonnax pour y rejoindre la section sportive locale qui comptera 3 éléments aux départs des sélections 2019 (L.Bertoia en K1H, A.Fischer en C1H et donc Solène en K1D). Une belle énergie semble émerger de ce groupe d’entraînement. Il faudra capitaliser là-dessus pour espérer inquiéter les leaders de la catégorie.


LA GROSSE COTE SUR QUI ON AURAIT ENVIE DE METTRE UNE PIÈCE


Marie Amélie Silvin (Chambéry Le Bourget CK)

Sélectionnée aux piges grâce à sa 4ème place sur la course nationale 2 de Tours, la Savoyarde est en pleine progression sur ce début de saison. Elle s’est même invitée sur le podium d’une course nationale 2 à St-Pé de Bigorre en février. Si la cadette vient principalement pour prendre de l’expérience et s’aguerrir aux joutes du plus haut niveau, on sait que les sélections nous réservent parfois des surprises auxquelles on ne s’attendait pas… Et cette fois ci, cela pourrait être Marie-Amélie Silvin chez les kayaks dames.


LE PETIT POUCET


Lolita Seguy (CKC De L'ill Selestat)

Invitée surprise de ces sélections, la sociétaire du club de Sélestat ne devrait pas avoir trop la pression du résultat pour sa première participation. Junior 1 et 17ème au classement numérique national, elle semble néanmoins capable de faire quelques gros coups, comme lorsqu’elle à pris la 3ème place des championnats de France cadet cet été ou encore lorsqu’elle est allée chercher sa sélection aux championnats de France élite lors de la N2 de Tours il y a quelques semaines. Si la marche semble haute cette fois ci, rien ne dit qu’elle ne va pas justement en profiter pour élever son niveau de navigation.


L’INFO EN PLUS


Emma Vuitton, qui aurait pu courir les sélections dans 2 disciplines a décidé de ne pas s’aligner au départ des piges en canoë. Finaliste à Cergy dans cette catégorie, elle a fait le choix de se concentrer sur le kayak. A la fois pour bien pouvoir gérer ces sélections sans crouler sous le nombre de manches à réaliser mais aussi car elle ne se sentait pas forcément encore capable de doubler sur une échéance internationale en cas de double sélection. On en reparle en 2020 ?






Canoë homme


LES FAVORIS


Hector Combes (CK Club de France) & Yohann Senechault (CK Club de France)

Impossible de dissocier ces deux céistes : Deux petits gabarits, issus du CKCF, élevés sur la Marne, qui ont fait le choix de rejoindre le pôle espoir de Pau pour exploser au plus haut niveau. Mais ce n’est pas tout, les deux partagent également un gros bagage technique qui leur permet de se détacher de la concurrence chez les juniors. Si Yohann est tout simplement bouillant sur ce début de saison (finaliste sur deux manches N1 ainsi que sur la Pyrénées Cup de Seu notamment), Hector, également finaliste à Orthez et d’un an son aîné, peut compter sur une plus grande expérience puisqu’il courra les piges U18 pour la 3ème année consécutive. En tout cas ces deux là ont les armes pour faire régner la loi chez les juniors. A priori, ils devraient faire la fierté de Jean-Michel, le père de Yohann, qui les a tous les deux formés lors de leurs jeunes années à Bry sur Marne. Il est temps pour eux de prendre leur envol !


LA MEUTE DE POURSUIVANTS


Adrien Fischer (Eaux Vives Oyonnax CK)

Vous ne pouvez pas louper Adrien sur les bassins, à bord de son Demon vert et jaune fluo. Cet imposant gabarit en provenance de l’Ain, souvent accompagné de l’extravagant Loic Bertoia, est en pleine progression. Il avait déjà couru les sélections l’an dernier et il a bien étoffé sa navigation depuis. Au sein du groupe d’entrainement dirigé par son père à Oyonnax, il a gagné en régularité au point de logiquement viser une sélection U18. Il faudra maintenant tenir la cadence sur 2 semaines de compétition.


Thomas L’huillier (CKC Nancy Tomblaine)

Pour sa première année en nationale 1, le Lorrain n’est pas parvenu à intégrer de finale A pour l’instant mais il a réalisé de jolies prestations lors des finales B avec notamment une 3ème, une 4ème et une 8ème place. Une régularité sur laquelle il ferait bien de s’appuyer lors de ces sélections. Nul doute que son entraîneur, Thibault Blaise, ancien membre des équipes de France, saura lui prodiguer les bons conseils pour garder la tête froide. Si les céistes les plus rapides passent à côté de leurs courses, il pourrait être là pour en profiter. Comme plusieurs de ses adversaires, il pourra s’appuyer sur l’expérience acquise lors des sélections de l’an dernier.


Marvin Tulpin (Ancerville-bar-Le-Duc)

Originaire du club d’Ancerville-Bar-Le-Duc, Marvin a fait le choix de rejoindre le pôle espoir de Nancy. Tout comme Jean Charles Hacquart, son partenaire de club, il y a rejoint un groupe d’entraînement qui pourrait faire quelques coups d’éclat lors de ces piges sous la houlette d’Antoine Roux. Ce puissant gabarit devra évoluer à son meilleur niveau pour aller chercher les favoris de sa catégorie.


Loic Trenchant (Cadpa Huningue)

L’Alsacien a réalisé des courses convaincantes pour sa première année en N1 lors des étapes d’Orthez et de Cergy. Second des championnats de France cadets derrière Yohann Senechault à Bourg-Saint-Maurice cet été, Loic courra pour la première fois des sélections équipe de France. Seulement junior première année, le sociétaire du club d’Huningue s’élancera sans pression et cela pourrait lui permettre de créer la surprise dans cette catégorie ou les écarts semblent resserrés derrière les deux leaders.


LA GROSSE COTE SUR QUI ON AURAIT ENVIE DE METTRE UNE PIÈCE


Marc Sarramea (Stadoceste Tarbais CK)

Dans le sillage de son grand frère Luc qui prend du galon sur le circuit national, Marc est en train de franchir des paliers à vitesse éclair. Il s’est offert le droit de défendre sa chance lors des sélections juniors grâce à sa 4ème place lors de la N2 de Tours. Régulièrement coaché par Samuel Hernanz sur le bassin de Seu d’Urgell, Marc met toutes les chances de son côté en profitant de l’expérience de ses aînés. Sur sa lancée, il pourrait bien créer la surprise lors de ces sélections…


LE PETIT POUCET


Mewenn Debliquy (Cesson Rennes CK)

15 ans, 1m72 et 53kg qui en font le petit poucet de cette catégorie. Néanmoins il vaudrait mieux ne pas le sous estimer car il est capable de produire une navigation aussi radicale qu’efficace. Impressionnant lors de ce début de saison, il a pris la 2ème place des deux premières étapes N2 de la saison. Il sera intéressant de suivre ces courses : entre l’immense enjeu et la fougue de la jeunesse, qu’est ce qui prendra le dessus dans la tête du téméraire breton ?


L’INFO EN PLUS


Chez les juniors, c’est la seule catégorie ou aucun des sélectionnés de l’an passé ne peut défendre sa place. En effet Nicolas Gestin, Jules Bernardet et Alexis Bobon sont tous les 3 passés dans la catégorie U23/senior. Ils nous ont éblouis de leur performance avec notamment 2 médailles individuelles pour Nicolas et un titre mondial par équipe, et ils laissent un grand vide derrière eux. Qui sera là pour prendre leur relève ?





Canoë dame


LES FAVORITES


Laurène Roisin (CK Toulousain) & Doriane Delassus (Pau CK Club Universitaire)

Comme expliqué précédemment, Laurène et Doriane partagent beaucoup de points communs : une famille de kayakistes, une sélection junior en canoë en 2017, la volonté de se sélectionner dans les 2 catégories en 2018 et un palmarès déjà bien rempli. Pour Laurène c’est un titre de championne de France junior, une 11ème place aux championnats du monde et une présence dans toutes les finales en nationale 1 sur ce début d’année. Doriane quant à elle est déjà championne olympique de la jeunesse et vice championne de France cadette en 2017. Mieux, ensemble, et accompagnée d’Angèle Hug, elle ont remporté la médaille de bronze de l’épreuve par équipe des derniers championnats du monde.

Si Doriane semble plus rapide mais Laurène plus régulière, les deux jeunes céistes ont quelque peu repoussé la concurrence dans cette catégorie. Elle doivent maintenant confirmer ce statut lors des sélections à venir


LA MEUTE DE POURSUIVANTES


Charline Berger Martin (CK Club Poitevin)

Egalement engagée en kayak, Charline ne figure pas parmi les leaders incontestés de ces deux disciplines, mais elle est en embuscade. De plus elle paraît encore plus redoutable en canoë qu’en kayak : championne de France cadette en 2017, elle a les qualités nécessaires pour aller chercher une sélection en équipe de France dans cette catégorie. 6ème lors des piges de l’an dernier, elle va devoir élever son niveau de jeu pour figurer parmi les 3 meilleures à l’issue des 2 semaines de compétition. La sportive du club de Poitiers peut compter sur une belle expérience mais devra tirer son épingle du jeu au sein d’une catégorie qui se densifie.


Helena Hugues (Eau Vive Embrun)

Encore une fille de plus qui nous vient du pôle espoir de Pau et qui s’entraîne au quotidien aussi bien en kayak qu’en canoë. Cependant, ne s’étant pas sélectionnée en kayak, elle va pouvoir mettre toute son attention sur le canoë, et cela pourrait payer face à des filles qui vont devoir gérer deux fois plus de courses. Issue du club d’Embrun, elle à fait preuve de régularité sur les courses nationales de ce début de saison. Déjà au départ des piges l’an dernier, elle avait pris la 5ème place chez les juniors. Elle a également pris par deux fois la 3ème place aux Frances cadets (en 2016 et 2017). Suivie de près par son père, elle a une belle carte à jouer lors de ces sélections.


LA GROSSE COTE SUR QUI ON AURAIT ENVIE DE METTRE UNE PIÈCE


Camille Castryck (Cesson Rennes CK)

Avec son frère Titouan, ils pourraient bien être les surprises de ces piges 2019 chez les juniors. Si elle n’évolue pas encore en N1, la jeune Bretonne est en feu sur ce début de saison puisqu’elle a remporté les 8 dernières manches qu’elle a courues sur le circuit national (4 manches de sélectif régional et 4 manches de nationale 2) ! Également auteure d’une belle 21ème place sur la Pyrénées Cup de Seu, on voit mal qui va pouvoir stopper l’ascension de la championne de France cadet 2018. Néanmoins, pour ses premières sélections, elle va devoir faire face à un niveau de difficulté et d’enjeu qu’elle n’a encore jamais connu.


LE PETIT POUCET


Perrine Joubert (Amicale Laique Pontouvre)

10ème aux classement numérique national, Perrine s’entraîne sur le pôle espoir d’Angoulême au quotidien. 4ème de la course N2 de Tours début mars, la Charentaise s’est offert le droit de disputer les sélections pour, peut être, décrocher une place en équipe de France junior. Si elle semble un peu en retrait par rapport à ses concurrentes, la difficulté pour réaliser des belles manches dans cette catégorie pourrait rebattre les cartes. 3ème lors des championnats de France cadet l’an dernier, Perrine est régulière sur les courses de nationale 2 depuis un an et demi. Pour elle, il faudra réussir à naviguer à son meilleur niveau lors de ces sélections.


L’INFO EN PLUS


Depuis 2015, c’est un peu la disette chez les canoës dames avec aucune médaille individuelle sur 6 échéances internationales en 2016, 2017 et 2018. Pourtant Lucie Prioux nous avait habitué à récolter régulièrement des médailles dans la catégorie lorsqu’elle était junior (championne du monde en 2014, vice championne du monde et 3ème aux championnats d’Europe en 2015). Depuis c’est la page blanche mais la jeune génération de céistes féminines qui émerge est en capacité d’y remédier.






Kayak homme


LE FAVORI


Anatole Delassus (Pau CK Club Universitaire)

Anatole aime les entrées fracassantes : en 2018 il a remporté une course nationale pour sa toute première participation en N1 à Lannion et il est devenu vice champion du monde junior 5 mois après pour sa première grande compétition internationale. 2019 doit être l’année de la confirmation pour lui ! De plus, il ne semble pas se contenter de cela et vise déjà plus haut. Même si l’étape des sélections est loin d’être gagnée d’avance, beaucoup d’espoirs sont placés en lui.


LA MEUTE DE POURSUIVANTS


Noé Perreau (Torcy CK)

Le francilien semble être dans le sillage de son partenaire de club Vincent Delahaye, qui avait réalisé une saison impressionnante de régularité dans la catégorie junior l’an dernier. Sous la houlette de Jean-Yves Prigent comme son aîné, il a déjà intégré une finale N1 à Orthez. Avec Anatole, ce sont les seuls à avoir réalisé une telle performance cette année chez les kayaks hommes. Offensif dans sa navigation mais pourtant régulier, il faut avouer que Noë impressionne dans son bateau aux couleurs bleu-blanc-rouge. Un signe pour la suite ?


Florian Busson (CK Club Sabolien)

Formé à Sablé sur Sarthe par son père Hervé, Florian à rejoint le pôle espoir de Cesson-Sévigné en 2016 afin de poursuivre sa progression. Il en a profité pour étoffer son physique et pour se construire une navigation solide et régulière. De plus, il commence à être rompu aux joutes de très haut niveau puisque cela fait déjà deux ans qu’il évolue en nationale 1. Cela pourrait peser dans la balance quand il faudra avoir les nerfs solides.


Jean-Charles Hacquart (Ancerville-bar-Le-Duc)

C’était LA grosse révélation des derniers championnats de France à Bourg-Saint-Maurice. Il a remporté le titre chez les cadets avec une navigation offensive et aérienne. Alors qu’il à débuté au club d’Ancerville Bar le duc, il s’entraine maintenant au pole espoir de Nancy sous la houlette d’Antoine Roux. S’il parvient à naviguer aussi décomplexé que lors des courses nationales de cet été, il devrait à nouveau en impressionner plus d’un.


Léo Vuitton (Muret Olympique CK)

En pleine progression depuis 1 an, Léo a sa chance à jouer lors de ces sélections. De plus, l’expérience familiale est également un sacré atout dans sa manche puisque Brigitte sa mère, Emma sa soeur et Phillipe son père ont tous fait partie des équipes de France. Après sa 4ème place aux Frances junior cet été, il faudra encore franchir un palier s’il souhaite figurer parmi les 3 premiers juniors dans quelques jours.


Tom Bouchardon (Albi KC)

Ce puissant pagayeur à déjà un palmarès bien rempli pour son jeune âge : 3ème aux jeux olympiques de la jeunesse en 2018, il était vice champion de France cadet l’été dernier. « Boubou », comme le surnomme ses partenaires d’entraînement du pôle espoir de Pau, a également déjà couru les sélections junior l’an dernier. A lui de capitaliser la dessus pour prendre le meilleur sur ses adversaires.


Tom Babin (CK Saujon)

Pour sa première année en junior, le charentais issu d’un club méconnu, évolue déjà au plus haut échelon national. S’il a connu un début de saison moins brillant que certains de ses concurrents, Tom est capable de réaliser des gros coups, comme lors du sélectif régional d’Amou en Février, lorsqu’il avait pris la première place devant une dizaine de bateaux N1. Il faudra rééditer une telle performance pour espérer se sélectionner pour la saison 2019. La fabrique à kayak homme de Nicolas Labat se porte bien : après Isaac Dufrene et Julien Pajaud, cela pourrait être au tour de Tom de porter haut les couleurs du pôle espoir d’Angoulême !


Corentin Monasse (Golbey Epinal St Nabord)

Prenez Mathieu Biazzizo, enlevez une dizaine d’années, ajoutez quelques approximations et vous obtiendrez Corentin Monasse. Comme nombre de kayak hommes spinaliens, Corentin s’inspire fortement de son glorieux aîné et cela transpire dans sa navigation au style si reconnaissable. S’il manque encore de régularité, le jeune pagayeur d’Épinal est parfois capable de réaliser des temps impressionnants. Il faudra toutefois savoir ne pas se précipiter lors des sélections car il a la vitesse nécessaire pour réaliser de grosses performances


LA GROSSE COTE SUR QUI ON AURAIT ENVIE DE METTRE UNE PIÈCE


Gaël Adisson (Club de CK des Ecrins)

Fils du premier champion olympique de l’histoire du slalom français, Gaël va courir ses deuxièmes sélections après celles de l’an dernier. Ce grand gabarit longiligne avait échoué à monter en nationale 1 fin 2018 pour un rien. Cette année il a décidé de mettre toutes les chances de son côté en effectuant un camp d’entraînement aux Émirats Arabes Unis en décembre. Et cela paye déjà puisqu’il a fait preuve d’un gros mental en remportant avec brio la course N2 de Tours il y a quelques semaines. Et quand on sait qu’il faut des nerfs d’acier pour sortir vivant de ces sélections…


LES PETITS POUCETS


Joris Hello (Club Loisirs Pop. Lochrist)

Le petit poucet est en réalité un beau bébé qui en impose par son gabarit à seulement 16ans. Il a créé la surprise en se sélectionnant pour les piges lors de la course nationale 2 de Tours ! Mais si on y regarde de plus près, cela reflète son beau début de saison : une victoire lors du régional des Roches du diable, une 9ème place à la N2 de St Brieuc et donc une 3ème place sur la N2 de Tours. Pour sa première année chez les juniors, l’objectif est double : prendre de l’expérience pour l’an prochain et pourquoi pas créer la surprise en allant inquiéter les leaders de la catégorie.


Titouan Castryck (Cesson Rennes CK)

Petit par la taille mais grand par les habiletés techniques, Titouan pourrait bien être le poil à gratter de ces sélections 2019. Élevé au grand air par ses deux parents hyperactifs Frederic Castryck (cadre technique fédéral) et Anne Boixel (Entraineure nationale et double médaillée d’argent aux mondiaux en 1993 et 1995), il a développé une navigation sure et efficace. Si les courses se font difficiles et les sorties de route nombreuses, attention à lui…


L’INFO EN PLUS

En 2018, les 3 kayaks hommes juniors avait mis le feu : Julien Pajaud avait réalisé des superbes sélections. Quant à Anatole Delassus et Vincent Delahaye, ils nous avaient tout simplement époustouflés lors de la saison internationale. Néanmoins ils se sont distingués pour un autre fait d’arme avec l’utilisation d’un « clapping » pour haranguer les foules. D’abord Julien lors de la course 4 des piges, puis Vincent au départ de sa finale des championnats du monde, excusez du peu ! Seul Anatole s’était montré plus raisonnable… pour mieux nous surprendre avec le sien en 2019 ?




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